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Un label bio pour les restaurants

La possibilité de certifier son restaurant en Bio prend une nouvelle ampleur en 2020. Détaillons cette mesure tout comme les intéressantes opportunités pour le secteur. Les consommateurs sont en attente.

Le cahier des charges régissant le secteur de la restauration commercial va évoluer vers une certification appellée « quantité produits », qui se base sur le pourcentage de produits bio achetés par le restaurant.

 
 
 
 

Le changement du cahier des charges

Il faudra donc distinguer les restaurants suivant 3 niveaux d’engagements – en valeur d’achat d’ingrédients biologiques :

 

Pour les restaurants se situant en dessous des 50 %, la certification « plat ou menue » demeure maintenue et n’obligera plus les restaurateurs à notifier cette démarche auprès de l’Agence BIO (effectivement, on suppose que cette démarche s’avèrait assez compliqué au quotidien).

 
 

Une opportunité pour le secteur de la restauration

Cette reforme va permettre, espérons-le, de favoriser la visibiliter du bio auprès des consommateurs, et permettre d’augmenter la valeur ajoutée des restaurateurs qui ont fait le choix d’une alimentation plus saine et durable.

Rappelons que les labels, même si à juste titre questionnés par les consommateurs, demeurent la porte d’entrée la plus acceptée et recherchée par ces derniers pour consommer de manière plus responsable (cf Etude C10/ifop – pratiques responsables dans les CHR)

De plus, le bio reste un des maillons faibles de la restauration, qui ne l’introduit que timidement, en retard sur l’attente du public et d’autres secteurs comme l’agro-alimentaire.

 
 

78% des Français souhaitent des produits bio au restaurant, 66% en restauration rapide

En france, 43 % des restaurants introduisent des produits bio. la majorité des restaurants (55%) le font à travers les ingrédients. S’en suivent des plats entièrement bio (34%), une offre totalement bio (24%) et des menus ou formules bio (15%).

Encore 33 % des établissements introduisant du bio ne s’attachent pas à la proximité des sources (même si cette tendance tend à diminuer avec le temps).

56% des établissements introduisant des produits bio estiment que leur introduction n’a pas généré un surcoût. Pour le reste, le surcoût moyen a été de 16 %.

 

Mais pourquoi passer au bio

Bien sûr s’approvisionner en bio n’est pas une question de suivre un courant à la mode mais permet de s’engager pour une agriculture paysanne qui respecte le vivant, en assurant entre autre une meilleure fertifilité des sols, qualité de l’eau, biodiversité, protection sanitaire et permet de soutenir les emplois dans les territoires. Ce sont bien là des enjeux de sociétés majeurs qui doivent dépasser les clichés bobos qui peuvent être associés au bio si on veut faire face aux défis de la crise climatique que nous traversons aujourd’hui.

Deux premiers pas essentiels sont à respecter : la proximité des producteurs (car s’approvisionner en bio dans auprès de distributeurs qui ne respectent pas la proximité des produits est tout simplement un non sens) ; privilégier les petits producteurs en circuits courts, pour ne pas participer à l’industrialisation du bio.

 
 

conclusion

Espérons que les clients y seront sensibles. Si cet appel d’air fonctionne, les restaurateurs y trouveront non seulement une valeur ajoutée bénéfique mais aussi un levier fort pour donner plus de sens à leur travail.

 
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Alexandre Durrande

Alexandre Durrande

Concepteur-rédacteur freelance spécialisé dans l'alimentation et la restauration durables. Face aux challenges que repŕesente la transition écologique de l'agriculture et de l'alimentation, la com est un pilier central pour sensibiliser les acteurs et les citoyens. Ce blog souhaite apporter des réflexions, des inspirations et des actions concrètes pour s'y mettre.

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